Nous portons aujourd’hui à votre connaissance le courrier adressé par le service RH d’Econocom Osiatis France à la DIRECCTE (Direction Régionales des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi). Ce que l’on appelle communément l’Inspection du Travail.
Nos cammarades de FO, se faisant les portes parole de l’ensemble des syndicats non (encore) représentatifs chez Econocom Osiatis France, ont en effet averti l’IT de ce que nous considérons comme une discrimination à notre encontre.
De quoi s’agit-il ? Tout simplement de la mise à disposition de notre local syndical commun sur le site de… Noisy Le Grand.
Alors que l’ensemble des instances représentatives du personnel (CE, DP, CHSCT) et des syndicats jugés représentatifs lors des dernières élections chez EOF ont leurs locaux au Plessis-Robinson, les « petits » syndicats sont relégués sur un site ou presque aucun salarié d’EOF ne travaille.

La communication avec les salariés, base du développement syndical, est déjà assez complexe dans le contexte d’une société de service ou la plupart des salariés sont « expatriés » chez des clients, elle devient problématique s’il n’est plus possible de rencontrer sereinement les quelques salariés travaillant en sédentaire. Le simple déplacement des représentants de sections syndicales depuis leur lieu de travail habituel (Plessis-Robinson) vers ses locaux de Noisy emploierait la totalité de leurs heures de délégation disponibles. Impossible d’établir la moindre permanence au service de salariés, eux-mêmes dans l’incapacité de faire le déplacement, dans ces conditions.

La discrimination est manifeste.

L’IT a donc interrogé l’entreprise à ce sujet, et celle-ci n’hésite pas à mentir à un organe de l’Etat pour se justifier.
Elle prétend ainsi que le siège d’EOF est à Puteaux, insinuant ainsi qu’il n’y a pas plus de raison d’installer nos bureaux au Plessis-Robinson qu’à Noisy, puisque toutes les organisations syndicales seraient déjà éloignées du siège. C’est bien entendu faux, le siège d’EOF étant bien au Plessis-Robinson, comme une simple recherche sur le site Societe.com permettra de le vérifier (voir ici).

Elle affirme également qu’aucune place n’est disponible au Plessis-Robinson pour des locaux syndicaux supplémentaires. Outre le fait que cette impossibilité est organisée, la place réservée aux représentants du personnel ayant été volontairement contrainte lors du déménagement, ce que nous n’avions pas manqué de noter et faire connaitre à la Direction avant le déménagement sur ce site, une petite visite des locaux permet facilement de voir que certains espaces restent encore à ce jour inoccupés. Espace que la Direction ne veut néanmoins pas octroyer à des organisations syndicales dissidentes…

Ces éléments ont bien entendu été portés à la connaissance de l’Inspection du Travail, qui a donc de nouveau rappelé à l’ordre l’entreprise.
On attend ses explications.

Written by adminwp

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