Après l’annonce du non versement de participation en 2017, et confronté à une grogne des salaries EOF qui prend de l’ampleur, la Direction s’est vue contrainte de communiquer à ce sujet, sous la forme d’un « tract » patronal diffusé le 23 juin 2017.

En effet, s’il est vrai que la formule de calcul de la participation destinée aux salariés est bien définie par la loi, les différents termes de cette formule sont des éléments qui sont bel et bien maitrisés par l’entreprise et sa direction.

C’est bien elle qui décide de sa dette, de ses investissements, de la composition de ses fonds propres, et même de la répartition de son bénéfice entre les entreprises du groupe, Il n’est donc pas acceptable que l’entreprise se dédouane à si bon compte.

Est pudiquement évoqué le cas de certaines charges ayant augmenté en 2016. Nous pouvons penser bien sur qu’il s’agit de la location gérance d’ESR par EOF, qui grève le résultat d’au moins 1 million d’euros (chiffre présenté aux élus ESR avant cette opération).
Cette location gérance n’ayant pour but économique que de profiter des déficits reportables d’ESR et de payer moins d’impôts au niveau du groupe, Une autre solution aurait été de transférer l’ensemble des salariés EOF dans ESR, quitte à renommer celle-ci ensuite. Tout le monde y aurait gagné, conservation de ce déficit reportable, non diminution du résultat, participation conservée, mais aussi meilleur régime social pour l’ensemble des salariés soit quelque chose d’inacceptable pour nos dirigeants, qui ont donc privilégié la solution maximisant leurs propres intérêts aux dépens de ceux des salariés.
Cette décision-là est bien celle de l’entreprise, de personne d’autre.

Deuxième excuse, l’organisation du groupe, et le fait que toutes les entités juridiques ne sont pas soumises aux mêmes accords.
Là encore c’est bien de la responsabilité de la Direction.
Dès nos premiers échanges avec la DRH, peu après l’acquisition d’Osiatis par Econocom, nous avions émis l’idée de regrouper l’ensemble des entreprises du groupe dans une structure d’UES (Unité Economique et Sociale) permettant d’unifier et simplifier l’ensemble des aspects sociaux de l’entreprise (mêmes accords, représentants du personnel élus sur le périmètre global, etc.).
Cette proposition a systématiquement été refusée.
Il est un peu simple pour l’entreprise d’organiser la division pour mieux régner, et de faire en même temps l’innocente sur les conséquences de cette organisation.

Encore plus, la direction explique ensuite qu’elle œuvre vers l’harmonisation, il s’agit bien sur des opérations de fusion, incluant les salariés de certaines sociétés dans Econocom Osiatis France.
Si on peut se féliciter que tous les salariés soient réunis et soumis aux mêmes règles, on ne peut omettre que ceci se fait de manière très partielle, puisque ne concernant que les services et excluant Econocom Osiatis Ingénierie. Surtout cela ne change rien aux travers exposés plus haut, la DRH entend bien continuer à différencier salariés des services et ceux des autres activités du groupe, nous pouvons donc penser que ce ne sont pas les salariés d’EOF qui bénéficieront des largesses de l’accord Econocom Service, mais l’inverse, quelques 1000 salariés Econocom Services, intégrés à EOF auront le « bonheur » l’année prochaine d’être certainement privés eux-aussi de participation.
Conception un brin orientée de l’harmonisation, toujours dans le sens du moins disant social.

Nous réitérons donc notre demande d’une prime générale de 1200€, à hauteur de la participation accordée aux salariés d’Econocom Services, pour les salariés d’EOF, d’EOI et l’ensemble des filiales n’ayant pas obtenu de participation. Si la DRH se demande ou trouver l’argent nécessaire, rappelons que les actionnaires ce sont octroyés 25 M€ de dividendes cette année, fouillez donc au fond de vos propres poches messieurs dames des hautes sphères.

Le mouvement de grogne social est également important, il ne faut pas que l’orage passe pour la direction, qui voit son image écornée, notamment par des articles comme celui paru dernièrement sur ChannelNews, il est essentiel d’approfondir ce mouvement, c’est pourquoi, au delà de tout sectarisme syndical, nous vous encourageons bien sur à signer la pétition initiée par la CGT.

Mais nous renouvelons également notre demande aux élus du CE d’EOF de diffuser, pour la bonne compréhension de tous le rapport d’expertise des comptes d’EOF incluant la question du calcul de la participation.

[article modifié le 27-06-2017, ajout de la référence à l’article de ChannelNews]

Written by adminwp

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *